Via Bolena à partir du Puy

Laure

Femme de 62 ans avec chariot Mottez : j’ai le projet de partir du Puy l’année prochaine au printemps mais j’aimerais rapidement rejoindre la « Via Bolena » une ancienne voie romaine qui passe par Bains, puis Montbonnet, puis Saint-Jean-Lachalm puis qui traverse l’Allier à Alleyras pour rejoindre ensuite Bordeaux puis Saint-Jean-Pied-de-Port par la voie de Tours.

Quelqu’un l’aurait-il déjà faite de cette façon ? C’est la voie la plus authentique, celle des anciens pélerins, et elle est plus carrossable aussi. Elle m’intéresse à cause des contraintes du chariot (pour le camping) mais aussi pour respecter une démarche spirituelle et historique, loin du tourisme. Elle est plus courte aussi pour rejoindre SJPdP.

22 réponses disponibles

  • 26 juin
    Belorado

    Bonjour Laure
    La façon la plus simple de rejoindre Bains et donc le tracé de la voie Bolena , c’est de quitter Le Puy par le GR 65 , j’allais dire " comme tout le monde "...
    Et de bifurquer à droite juste à la sortie de St Christophe sur Dolaizon , au lieu dit Tallode , et de prendre la variante balisée pour rejoindre Bains . Après à peu près 5 kms.

    Une fois que vous aurez récupéré le tracé de la voie Bolena , vous aurez donc Rodez comme but .
    La difficulté , c’est que je ne vois pas comment rejoindre Bordeaux depuis Rodez.
    Pas de GR si ce n’est le 62 dans la vallée du Lot ..Mais là je crains des difficultés de passage avec votre chariot .

    J’ai marché sur la voie de Bolene pendant quelques étapes , mais c’était en amont du Puy et depuis Montarchet...
    Option que j’avais choisi par comparaison avec l’autre alternative qui préconise de suivre le GR3 vallée de la Loire jusqu’au Puy .

    Je vous joins le lien principal dédié à cette voie , et ne saurais trop vous conseiller de télécharger les liens GPX ..
    https://www.voie-bolene.info/

    Bonne préparation
    Belorado

  • 27 juin
    Laure

    Bonjour Belorado, et merci pour vos suggestions. Grosso modo ce serait le GR 62b (via Compolibat) de Rodez à Villefranche-de-Rouergue. Puis le GR 36 (via Varaire) puis le GR 65 jusque Cahors. Cela vous semble-t-il faisable ? Il y a suffisamment de petits villages (donc de petites routes) si le chariot posait problème au long de l’Aveyron mais il est plutôt "tout terrain".

    Je précise que le but final c’est bien SJPdP à partir du Puy-en-Velay, mais via cette voie oubliée, si ça peut intéresser des pélerins. Elle est plus rapide que la voie classique, et certainement moins fréquentée ! D’où mon désir de partager ce projet sur ce forum. Je suivrai au plus près l’itinéraire retrouvé de la Via Bolena.

    Projet mai 2027 : (1) au départ du Puy, une première étape par Bains (via Brossac, Chantilhac) puis rejoindre la Via Bolena près de Fay et dormir en gîte à Montbonnet. (2) La deuxième journée en descendant à l’est de Saint-Jean-Lachalm vers Alleyras (via Arsac et Gourlong) et y dormir au camping. (3) Pour la troisième, je passe l’Allier direction Thoras et dodo à Montrezon (gîte sympa, y compris pour Compostelle). (4) Ensuite je rejoins Javols et Aumont Aubrac pour dormir. Puis plus loin Rodez, Cahors, Agen et Bordeaux où je rejoins la voie de Tours, dans les grandes lignes… A suivre ?

    Je pense que c’est réalisable, mais toutes suggestions de tracés et/ou de gîtes seront les bienvenues, merci ! Et rien ne presse :)

  • 28 juin
    Laure

    J’éviterai Rodez par le nord, par les petits villages :
    Lioujas (sur la Via Bolena), Sébazac-Concourès, Vabre, Onet-le-Château, Capelle, Le Pas…

    Voici une étude qui aidera bien :

    https://www.moyrazes.fr/uploads/sites/9/2019/08/epoque-gallo.pdf

    J’irai du Puy à Bordeaux car je ferai Compostelle en deux années. La suivante, ce sera Bordeaux Compostelle par la voie de Tours.

    Bien sûr, à Cahors ou à Agen, on peut bifurquer sur le tracé classique du Chemin vers SJPdP.

  • 28 juin
    Belorado

    Bonjour Laure
    Une petite étude des voies possibles , et concernant toujours votre souhait de rejoindre la voie de Tours , que je vous soumet maintenant :

    La voie Bolène , et sa jonction de puis le Puy , nous l’avons évoqué .

    Une fois que vous êtes sur cette voie , direction Sud vers Rodez , vous avez la possibilité de bifurquer à hauteur de St Come d’Olt , pour attraper le tracé du GR 6 .
    Sans passer par Rodez .

    Ce GR 6 vous mène vers l’ouest , direction la Gironde , et passe au sud de Bordeaux .Son tracé croise le GR 655 , voie de Tours à hauteur de Belin-Beliet..

    Cette option me paraît relativement plus simple et plus directe que celle que vous avez évoquée , en parlant du GR 62 b et du GR 36.
    Je précise que le GR 6 passe également à Rocamadour ..et dans le sud Périgord..

    Vous avez la prudence d’être équipée et autonome . C’est sans doute la meilleure solution car sur ce tracé de jonction , les hébergements risquent de peser lourdement sur le budget .

    Bon dimanche et bonne préparation de votre superbe projet.
    Belorado

  • 30 juin
    Pafayac

    « "C’est la voie la plus authentique, celle des anciens pélerins" »

    J’imagine que vous disposez de sources abondantes pour prétendre une pareille chose ?
    Les ’anciens pèlerins’ partaient rarement du Puy : pour une raison mystérieuse, au Moyen-Âge on répugnait à prendre le train. Ils partaient donc plus volontiers de chez eux...

    Cet itinéraire m’a l’air très bien : suivez-le, bon chemin mais quel besoin d’aller chercher de l’authenticité et de l’historique là où il n’y en a pas ?

    Voir en ligne : https://institut-irj.eu/

  • 30 juin
    Laure

    Merci Belorado pour cette info du GR 6 mais je suivrai le plus possible le tracé romain. Je compte effectivement passer par Saint-Côme d’Olt. J’ai déjà imaginé un tracé :

    Saint-Côme d’Olt
    Espalion par la route de Combes (quasi une voie verte)
    Route des Matelines vers le sud
    Voie verte de Biounac à Bozouls (à contourner par l’est)
    Gillorgues, Aboul, Campeyroux, Lioujas
    Sébazac-Concourès, Vabre…

    Le chariot impose un certain confort de chemins.
    Les voies romaines aussi, ouf !

    Par exemple les romains suivaient les routes des crêtes, ce qui est logique avec des chevaux et du bétail. C’est toujours ça que les genoux n’auront pas :)

    Bons projets à vous aussi, à plus tard pour le tracé ?

  • 3 juillet

    Bonjour Laure,

    Votre projet est intéressant à lire et à approfondir avec cartes et logiciels ; je crains cependant que vous ayez été mal conseillée au départ de votre réflexion et que vous vous dirigiez vers un échec. Songez simplement que vous serez seule tout au long de votre expérience : au-delà de quelques jours c’est désespérant !

    Tout d’abord pourquoi voulez-vous cheminer avec un chariot ? Cela conditionne votre choix du parcours : il vous faut des chemins roulants, écrivez-vous : vous perdrez ainsi les parties les plus sauvages, les plus exaltantes, vous les échangerez par de longs passages par des départementales.

    Ensuite, vous construisez une argumentation fausse pour justifier votre itinéraire. Rien de particulièrement historique, aucune spiritualité autre que celle que l’on amène avec soi, ce que souligne Pafayac ; ce n’est pas non plus court : aller jusqu’à Bordeaux rallonge au contraire ; quant aux voies romaines qu’en reste-t-il ? Rien, des esquisses. Et cetera.

    Je vous suggère de remettre en question votre choix de cheminer avec un chariot, vous pouvez ouvrir un fil de discussion si vous souhaitez des conseils pour alléger votre matériel. En outre si vous préférez voyager en présence de peu de cheminants vous pouvez envisager une autre voie, par exemple celle de Vézelay ou celle d’Arles.

    Cela dit, bonne préparation.

    Muverans

  • 4 juillet
    Muverans

    Bonjour Laure,

    Votre démarche est intéressante, en particulier parce qu’elle vous amène à considérer que l’on peut s’écarter des chemins de Compostelle balisés ; ils ne sont pas sacrés, il n’en émane d’autre spiritualité que celle que l’on veut bien leur attribuer. On effectue de toute façon son propre cheminement et non celui d’un pèlerin médiéval, qui passaient par les chemins qui leur convenaient en partant de chez eux. Au XXe siècle des associations ont recrée des itinéraires balisés, fort pratiques, en réinventant l’histoire qui justifiait leurs choix d’étapes ; le texte auquel vous faites référence est un exemple (avorté) de ces bricolages. Bref, vous passez par où vous le souhaitez, mais ce sera bien plus pratique en suivant les voies de Compostelle maintenues par des associations.

    Cela dit, je crains que votre projet soit bancal et vous conduise à une expérience pénible. Sur cette voie Bolène vous seriez seule en permanence, sans aucun pèlerin avec qui partager à l’étape. Au-delà de quelque jours, c’est désespérant. D’autre part voyager avec un chariot vous impose de rechercher des itinéraires "roulants" : vous risquez d’échanger les passages les plus sauvages, les plus exaltants contre de nombreux kilomètres de chemins vicinaux ou de routes départementales.

    Je vous suggère de remettre en question l’utilisation d’un chariot, qui semble conditionner votre projet. Si vous souhaitez des conseils pour alléger votre sac, vous pouvez ouvrir un autre fil de discussion sur ce thème.
    Enfin, si vous souhaitez ne pas être importunée par la présence d’un trop grand nombre de cheminants pendant votre pèlerinage, deux possibilités s’offrent à vous : soit bien choisir la période de départ sur le GR65, soit emprunter les voies d’Arles ou de Vézelay. Là encore je vous suggère d’ouvrir un fil de discussion, qui intéressera la plupart des acteurs de ce forum.

    Vous avez beaucoup de temps devant vous et se tromper est de toute façon souvent fructueux. Bonne préparation.

    Muverans

  • 6 juillet
    Laure

    Bonjour Muverans, voici quelques réponses.

    Je marcherai peut-être seule mais je compte chercher un ou deux compagnons de route. Ce sera en mai ou en septembre (2027) suivant les disponibilités. Je n’en ai pas parlé parce que c’est trop tôt et je préfère me concentrer sur le tracé qui me prend du temps. Si vraiment je partirai seule du Puy-en-Velay, il y aura suffisamment de tronçons communs entre la voie romaine (Bolena et Agrippa) et le GR 65. Par exemple, je passerai aux Enfrux, à L’Estrade, à Cahors, etc. Ainsi je marcherai souvent en compagnie de pélerins !

    Le chariot à cause de mon dos et pour le camping parfois. Je peux porter 5 kilos mais pas plus, or le bivouac et de l’eau me feraient dépasser 9 kilos. C’est un chariot ultra facile à tirer, et marcher juste en t-shirt c’est sympa aussi quand il fait chaud :)

    Vous avez raison pour les petites routes, il y en aura. Mais j’essaie de privilégier au maximum les chemins de terre. Je n’ai quasiment aucune départementale sinon sur quelques dizaines de mètres. C’est pourquoi imaginer un tracé me prend du temps. J’avais envisagé Vézelay et ce sont justement les départementales qui m’ont découragée, idem pour Tours au départ de Paris. Et Arles à cause de Montpellier.

    Pour vous donner une idée des chemins :

    http://cirquedebarrosa.free.fr/aubracvoierom1.htm

  • 8 juillet
    Muverans

    Bonjour Laure,

    Votre projet sort de l’ordinaire, il est intéressant à lire d’autant plus que vous le documentez avec efficacité et que vous n’êtes pas enfermée dans les choix des différents guides publiés. Il est possible que certains lecteurs tireront des informations qui les inciteront à s’écarter du GR65 de temps en temps. Je me demande comment avez-vous eu l’idée de cet itinéraire et avec quels outils cartographiques le définissez-vous avec précision. Ce peut-être l’occasion d’ouvrir un nouveau fil de discussion général au sujet des cartes et des logiciels.

    Vous donnez l’impression d’une personne entreprenante et énergique, je vous suggère de considérer que le problème de dos que vous évoquez est valable aujourd’hui. Mais qu’en sera-t-il dans un an si vous vous consultez un kiné et que vous effectuez les exercices d’étirements et de musculation idoines ? Cet effort vous pèsera d’autant moins que cela participera de votre préparation. Le chariot est juste un outil encombrant, ne construisez rien à partir de son utilisation : à vous lire je pressens que dans un an vous vous en serez libéré.

    La deuxième suggestion tient à votre âge : est-ce que votre départ en 2027 correspond au commencement de la retraite ? Si c’est le cas, envoyez au diable toutes les contraintes – et la famille quelle plaie de ce côté-là – ne pensez qu’à vous et effectuez votre pèlerinage d’une traite jusqu’à Compostelle. Auquel cas, et dans le cadre de vos choix d’itinéraire, mieux vaudra peut-être passer par Toulouse, plutôt que par Bordeaux.

    C’est un plaisir de vous lire. Bon chemin !

    Muverans

  • 8 juillet
    Alice

    Bonjour Laure,
    Reconstituer une voie romaine pour l’emprunter est une illusion puisqu’elles sont enfouies sous des routes, des chemins de fer, des pistes cyclables etc...mais je trouve passionnant d’essayer , surtout que les photos et recherches autour de St Chely sont convaincantes. Des bornes milliaires sont rares en France. Il faudrait trouver des assos ou des archéologues amateurs dans tous les départements traversés. En Gironde, je pense qu’une voie romaine est sous la piste cyclable ,ancienne voie ferrée, Bazas -Belin Béliet- Bordeaux. Je n’ai pas encore étudié ce nouvel atlas....

    "300 000 km de voies antiques : cette nouvelle carte dévoile que le réseau routier de l’Empire romain était en réalité deux fois plus étendu que ce que l’on pensait -
    Un article de Science et vie à lire absolument.
    https://share.google/WCJn0FzeUvMs9SrOR
    En bref :
    L’atlas numérique Itiner-e, publié dans Scientific Data, recense 300 000 km de routes romaines, doublant les estimations précédentes.

    Seulement 2,7% des routes sont localisées avec certitude, le reste repose sur des reconstitutions basées sur des bornes et textes anciens.

    L’atlas, en cartographiant les incertitudes,
    oriente les recherches futures pour retrouver les chemins perdus de l’Empire romain.

    "Les bornes milliaires ont servi de points d’ancrage. Ces colonnes de pierre, dressées tous les 1 000 pas, soit près de 1 500 mètres, indiquaient au voyageur sa position et la distance parcourue, à la manière de nos panneaux kilométriques. En réunissant plus de 8 000 de ces marqueurs et 14 000 lieux antiques dans des bases de données, l’équipe a pu jouer un gigantesque jeu de points à relier à l’échelle d’un continent."

  • 9 juillet
    Laure

    Bonjour Muverans,

    J’en ai eu l’idée à cause d’un fait précis : je comptais suivre le chemin officiel au départ du Puy et patatras, j’ai vu sur une vidéo la descente casse-gu… après Rochegude dans les bois et les rochers. Je me suis dit que c’était « impossible » que les premiers pélerins soient passés par cet endroit dangereux. Je pensais à mon chariot, aussi. Alors j’ai cherché sur une carte où ils auraient pû traverser l’Allier et j’ai découvert une étude sur le passage à Alleyras/Vabres et cette Via Bolena.

    J’entends bien vos conseils, pour le chariot (que j’ai baptisé Ulysse, pour ceux qui connaissent la chanson de Brassens). J’ai planifié cette année une randonnée de plusieurs jours, avec chariot et campings, et je verrai bien la faisabilité « réelle » du projet !

    Les cartes que j’utilise sont, conjointement, OpenStreetMap et celle du site GR infos qui, grossie au maximum, me permet de voir l’état des chemins « à vol d’oiseau ». J’en tire des captures d’écran. Voilà tout :)

    « Cet unique chemin vers Compostelle, voie antique gallo-romaine dite via bolena, était emprunté par les premiers pèlerins vers Saint-Jacques de Compostelle à partir de l’an 950. Ils passaient toujours bien après, à partir de 1100, sous le porche de l’église de Thoras. Puis, l’engouement pour les pèlerinages allant croissant, à la fin du moyen âge, les seigneurs brigands de Saint-Privat d’Allier, détournèrent les pèlerins de cet antique chemin pour les rediriger vers Monistrol d’Allier puis Saugues. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Croisances

  • 10 juillet
    Belorado

    Bonjour Laure
    Au delà de toute dimension historique , et en considérant votre projet dans son ensemble , je ne vous cache pas que je suis admiratif de votre investissement personnel ..
    Nous avons du mal à imaginer la somme très importante de détails dont vous devrez tenir compte , à la fois dans votre préparation , et surtout dans votre cheminement ...

    Quand je pense que pour certains parcours , en France ou ailleurs , trouver des traces GPX ou des listes d’hébergements et services n’est pas chose évidente , je mesure la complexité de votre projet .

    Dans ce contexte , et avec un peu de recul , je conçois que mon option Rocamadour / GR6 dont j’ai fais mention dans mon précédent envoi ne réponde pas à vos attentes .
    Encore Bravo et bien des joies pour votre projet dans son ensemble ..

    Un petit ajout auquel je tiens :

    Se " contenter " des chemins répertoriés , normés dans des guides , et finalement peu dignes d’intérêt ne peut être qu’une opinion émise par un puriste , un absolutiste qui classe l’ensemble des propositions sur notre territoire ou ailleurs comme des lieux communs fréquentés et parcourus par des moutons , dont on a tracé le parcours ..

    Le travail colossal des associations , en charge des balisages , hébergements , accueils , et conseils est à prendre en considération et est hautement recommandable , n’en déplaise aux adeptes du hors piste .

    La volonté de ces bénévoles est de faciliter la fréquentation de ces voies , historiques peu ou prou ..
    Ce qui a pour effet de mettre en mouvement toute une population , qui sans cette aide , ne quitterait pas le seuil de sa maison , ou au mieux , achèterai un voyage-parcours tout en accrochant une coquille à leur sac , pour plus d’authenticité .

    Bien à vous
    Belorado

  • 10 juillet
    Laure

    Merci Alice, c’est une contribution précieuse !

    On peut trouver l’atlas dont vous parlez ci-dessous. C’est un projet ambitieux mais il faudra qu’il soit confirmé par des fouilles, sinon ça restera du domaine de l’hypothèse… et de l’erreur ? Par exemple, on a retrouvé une borne milliaire à Saint-Jean-Lachalm, ce qui fausse le tracé rouge de la voie romaine qui file vers le lac du Bouchet. Voir cette vidéo (au passage, elle est pas belle la voie dans les bois ?) :

    https://www.ffrandonnee.fr/s-informer/actualites/haute-loire-a-la-decouverte-d-un-ancienne-voie-romaine

    L’atlas :

    https://itiner-e.org/

  • 11 juillet
    Muverans

    Bonjour Laure,

    Curieusement depuis le début de ce fil de discussion, que je prends un réel plaisir à lire, j’avais en tête la chapelle romane de Rochegude en pensant que c’était dommage d’éviter ce lieu. J’y suis passé à deux reprises il y a plus de vingt ans ; je conserve cependant encore à l’esprit l’émotion que m’a procuré ce sanctuaire. La descente vers l’Allier est-elle scabreuse ? Peut-être, ça ne m’a pas marqué particulièrement. On le lit parfois, comme on lit maintes autres menaces au sujet d’autres endroits, qui s’avèrent infondées, mais qui ont inquiété plus que nécessaire. En somme des menaces de papier aux effets bien réels.

    Si vous avez besoin de prendre de l’assurance, vous pouvez vous inspirer de l’état d’esprit de la pèlerine Sylvie, qui tient la chaîne YouTube RadioCamino : les chemins de Compostelle (Pour son site internet). C’est une personne solaire, expérimentée.

    Dans quelques mois lorsque vous vous lancerez en chemin votre perception aura peut-être radicalement changé. Ce n’est pas une bonne idée de s’enfermer dès maintenant dans un système ou dans des peurs. Les outils de cartographie grand public sont tels qu’aujourd’hui on peut définir sa route au jour le jour, voire d’heure en heure. Mais c’est un exercice plaisant d’imaginer des itinéraires, y compris avec précision comme vous le faites, qu’en définitive on ne parcourra pas, sinon sur le papier.

    Bon chemin.

    Muverans

  • 11 juillet
    Alice

    Bonjour Laure
    Je découvre grâce à toi la Via bolena et cette carte me semble une bonne base de depart pour la trajectoire :
    carte-gaule-romaine-voie-bolene-info.jpg (1153×1288) https://share.google/dBbyZGiWzkonCUid1

    A affiner avec ltiner-e pour tracer l’itinéraire de ville en ville Rodez, Cahors, Agen et ne pas s’égarer sur des voies secondaires ou des soi disant passages de pèlerins qui de toute façon, utilisaient les voies existantes

    A première vue, la voie ne traversait pas la Garonne à Agen mais suivait la rive droite jusqu’à Burdigala ?! Ça se comprend, le lit de la Garonne était plutôt fluctuant sur la rive gauche.

    À propos de la vidéo à st Jean Lachalm, je pense qu’il s’agit d’une croix de sauveté et non d’une borne milliaire. Les bornes des Romains sont des colonnes cylindriques avec des inscriptions latines et je vois mal les abbés du moyen Age scier une borne milliaire en 2 ou en 3 pour y planter une croix...
    2,7% de voies romaines identifiées ça fait réfléchir....

    Finalement, tu ne veux pas commencer par la via de la Plata de Séville à Astorga ? Tu verras des bornes milliaires sur une voie romaine préservée en grande partie grâce à la transhumance.
    Tu verras des ponts, des acqueducs, un barrage, un arc de Triomphe au milieu de la pampa, les ruines d’une ville romaine (Italica) plus grande que Carthage... et Mérida ville romaine avec ses merveilles !

    "Les routes c’est le + beau cadeau que Rome eut fait au monde" Marguerite Yourcenar

  • 13 juillet
    Laure

    Merci Muverans, oui je connais le site de Sylvie et aussi celui de l’instant vagabond.

    Merci pour ces précisions, Alice. Tu as peut-être raison pour la borne milliaire de Saint-Jean-Lachalm. Qui peut le dire ? Par contre, j’ai retrouvé une très vieille carte où le fameux « Condate » est bien situé à Gourlong tout près d’Alleyras. Et, quand on monte de Vabres vers Sanis que l’on dépasse, on arrive au lieu-dit « La Romaine » un nom éloquent.

    Cela dit, voici trois intervenants successifs qui, presque systématiquement, veulent me dissuader très gentiment de ne pas faire mon projet ou de le modifier ou d’en faire carrément un autre. Cela ne me fâche en rien, j’ai le cuir souple, mais cela m’étonne et m’attriste.

    Peu importe, j’espère avoir fait réfléchir des lecteurs sur cette voie oubliée que les anciens pélerins de Compostelle empruntaient, avant que des intérêts mercantiles n’en détournent les modernes.

  • 14 juillet
    Muverans

    Bonjour Laure,

    Personne ne veut vous dissuader de quoi que ce soit. On vous propose même des outils pour aller au bout de la conception de votre projet. Les personnes qui vous ont répondu ont l’expérience d’avoir accompli un premier chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Elles se rappellent les préjugés, les idées fausses en général, qui les habitaient avant leur départ et que l’on retrouve implicitement dans de nombreuses demandes qui sont formulées sur ce forum.
    Votre projet est plus sophistiqué, mais repose lui aussi sur des contradictions et des justifications à rebours que vous pointez vous-même. Il est néanmoins intéressant car les tâtonnement de votre quête vous apprendront beaucoup. Surtout si vous effectuez les quelques jours d’expérience sur le terrain que vous avez prévus.

    Bon chemin, sur votre chemin, pas sur celui d’hypothétiques pèlerins médiévaux.

    Muverans

  • 16 juillet
    Alice

    Comment savoir si c’est une borne milliaire ?
    "Ces inscriptions sont d’autant plus intéressantes qu’elles livrent des toponymes anciens, parfois inédits. Aussi, elles possédaient également une inscription qui reprenait le nom du constructeur ou rénovateur, le plus communément un empereur, accompagné de sa titulature du moment. Ces derniers éléments autorisent des datations relativement précises ...."

    1. Sans inscription et comportant une croix, ce socle ne peut être une borne romaine puisque l’empire romain n’était pas christianisé . Tel quel, c’est un anachronisme !
    2. Si c’était une borne dont on a récupéré la pierre pour servir de socle à une croix (de l’époque chrétienne 900 ans + tard), elle indique autre chose que la direction.
    J’ai zoné pas mal sur le sujet pour savoir si on en trouvait suffisamment pour reconstituer une voie romaine- d’une civitas à l’autre ? Et sous quel empereur ?
    Pas trouvé, certaines sont dans des musées ou réemployées donc déplacées.
    C’est donc avec les cartes que tu vas y arriver !

  • 16 juillet

    Condate (Lozère) — Wikipédia https://share.google/xn1TZEpP8RlR38B3T
    Extrait :
    "Condate est mentionné sur la table de Peutinger entre Revessio (Saint-Paulien) et Anderitum(Javols),
    chefs-lieux respectifs des civitates des Vellaves et des Gabales,
    sur l’itinéraire de la voie Bolène qui va de Aquis Segete(Moingt, Haute-Loire) à Segodunum(Rodez, Aveyron).
    Condate est à12 lieues(26,5 km) de Reuessione(pourRevessio) et à 22 lieues(49 km) d’Anderitum.
    Cette dernière distance peut paraître élevée, mais elle est compatible avec un itinéraire traversant le relief accidenté de la Margeride[1]."

    La curiosité m’a poussée à Anderitum(Javols), site de la cité romaine( je ne sais plus le nom de la commune) et découvert qu’il est à 6km d’Aumont Aubrac ! A toutes fins utiles ! ( Autoroute et voie ferrée ligne Bezier- Clermont ont dû effacer les traces !)

  • 17 juillet
    Alice 81
    Nouveau

    Bonjour Laure
    Coincidence ou serendipité ?
    Cet article de National Geographic sur
    Les voies romaines, réseau routier d’un empire
    Où l’on apprend comment reconnaître une vraie d’une fausse !

    https://www.nationalgeographic.fr/histoire/culture-antiquite-rome-antique-les-voies-romaines-reseau-routier-un-empire-archeologie

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